La place Goiran a été entièrement repensée à Nice par VINCI Construction avec l’offre Revilo® (©DR)
Publié le 07 jan 2026
Temps de lecture : 7 min
Tendances
La place Goiran a été entièrement repensée à Nice par VINCI Construction avec l’offre Revilo® (©DR)
Publié le 07 jan 2026
Temps de lecture : 7 min
De la place de village au bâtiment tertiaire, partout en France, des projets voient le jour pour mettre la nature au cœur de la ville. Tour d’horizon de ces réalisations concrètes et variées qui permettent de revégétaliser les villes en France.
Les informations clés
La commune de Strasbourg présente un profil très équilibré, avec 1/3 de sa superficie urbanisée, 1/3 de surfaces agricoles et 1/3 d’espaces encore naturels. Une vraie richesse que la ville entend préserver et développer, essentiel alors que la région subit des vagues de chaleur de plus en plus intenses au fil des années. « À l’heure actuelle, le foncier privé représente 70 % de la superficie de la ville mais ne contribue qu’à 25 % de la canopée du territoire, souligne Adeline Hector, responsable du département Écologie du Territoire de la Ville et Eurométropole de Strasbourg, lors de cette conférence du Lab Recherche Environnement VINCI Paristech. Un important travail est donc à mener sur ces espaces privés, en étroite collaboration avec les propriétaires. »
Ce qui n’empêche pas la commune de poursuivre ses efforts ! La construction d’une nouvelle école a ainsi fait office de laboratoire. « Pour cette école « nature » et ouverte sur l’extérieur, nous avons pris le parti de travailler à partir de l’existant et de concevoir le projet en l’adaptant au terrain. Nous avons donc imaginé une structure autour du ripisylve (forêt de rive). Ce fil conducteur donne de la cohérence au projet. Au final, c’est une école vraiment singulière avec de magnifiques extérieurs et une vraie résilience. »
Mieux comprendre l’existant ? Pour cela, un test a été mené sur deux parcelles d’anciens jardins familiaux, transformés par la ville. L’une a été laissée en l’état, l’autre a été semée. Après quelques années, le résultat est sans appel : la parcelle laissée intacte, qui s’est donc développée librement, présente une richesse bien plus importante que celle semée. « Sur le court terme, le spontané est plus efficace et stocke des quantités de carbone supérieures. L’expérimentation va se poursuivre sur plusieurs années, mais ces premiers enseignements sont à prendre en considération. »

Près de Strasbourg, les locaux de VINCI Facilities étaient entourés d’un immense espace vert. « Un green de golf, résume Noémie Fitterer, responsable environnements et bas carbone Vinci Facilities Alsace dans cette même conférence. Sauf que personne ne profitait vraiment de cette grande pelouse, qui en plus présentait peu de richesse en matière de biodiversité. »
La première étape du projet a consisté à interroger les collaborateurs sur leurs souhaits. Il en est ressorti une volonté claire : avoir plus d’arbres. Avec des paysagistes, les équipes de VINCI Facilities ont donc imaginé une nouvelle organisation du jardin, à partir d’essences persistantes et locales. Au total, plus de 2 000 végétaux ont été plantés, en partie par les collaborateurs, pour former une véritable « forêt jardin » autour du bâtiment. La parcelle comprend aussi des prairies et une zone humide, créée avec le creusement d’une mare.
« C’est aujourd’hui un îlot de fraicheur et un véritable refuge de biodiversité, se félicite Noémie Fitterer. Pour encourager les animaux à prendre possession de lieux, nous avons prévu des ruptures dans la clôture. L’une des plus belles réussites reste l’arrivée de grenouilles dans la mare centrale ! C’est aussi un important vecteur de lien social entre les collaborateurs qui s’approprient l’espace. »
Ce projet pilote, qui implique une planification pluriannuelle, servira de modèle à une nouvelle offre proposée par VINCI Facilites.

Dans un quartier du centre de Nancy, un vaste terrain abrite 250 garages en batterie. Cette superficie d’un hectare, considérable à l’échelle de la ville, artificialisée et imperméabilisée, entame une nouvelle page de son histoire avec VINCI Immobilier. « L’Est de la France compte beaucoup de friches à reconquérir, précise Simon Hoeltgen, directeur du développement Grand Est lors de la conférence. Dans la région, 9 projets sur 10 concernent déjà des friches, ce qui correspond aux objectifs de VINCI Immobilier en matière de recyclage urbain et de Zéro artificialisation nette. Pour cela, nous intégrons très en amont de la démarche des partenaires au projet, comme des architectes, des écologues et des paysagistes. »
C’est justement l’approche adoptée sur le site Keller de Nancy. Les garages vont laisser place à des logements, mais la parcelle va passer de 17 à 53 % de végétal, pour une surface supplémentaire « naturelle » de 3 000 m2. Soit davantage que le plus grand parc du quartier !
« Certes, notre métier reste de fabriquer des logements, rappelle Simon Hoeltgen. Mais nous intégrons à présent de nouvelles considérations. L’intervention d’experts externes comme des écologues qui expliquent le projet, la renaturalisation et la végétalisation facilitent d’ailleurs l’acceptation du projet par les collectivités et le voisinage. »
Les espaces verts créés se trouveront à terme dans des parties privées, sous la responsabilité de la future copropriété. « Pour faciliter l’appropriation, nous intégrons dans le contrat une prise en charge de l’entretien des extérieurs pendant 3 à 5 ans, le temps que la nature s’installe et que chacun prenne ses marques. Essentiel pour que la greffe prenne ! »

Dans le Var, le village de Barjols se structure autour de la place de la Rouguière, élément central de la commune qui accueille le marché hebdomadaire et les forains lors de la fête votive annuelle. Un vaste espace de 7 000 m2, entièrement bétonné pour servir de parking le reste du temps, et sujet aux inondations dans sa partie basse lors des périodes de fortes pluies.
La mairie a confié à VINCI Construction la conception et la réalisation de la nouvelle place. Si les côtés restent imperméabilisés pour les voies de circulation automobile, le grand changement se trouve au centre. D’immense bassins enterrés ont d’abord été creusés sous la place. « Une capacité totale de 592 m3, de quoi gérer une pluie centennale en infiltration à la parcelle, explique Cathy Venturino-Gabelle, maire de la commune dans une autre conférence du Lab Recherche Environnement VINCI Paristech. En surface, des pavés drainants recouvrent désormais l’essentiel de la place. Des terrains de pétanque en sable s’inscrivent aussi dans cette désimperméabilisation. » Seules quelques parties, notamment au niveau des parkings, restent imperméables avec un sous-sol structuré pour assurer les reprises de charge des lourds équipements forains.
Après 7 mois de travaux, les résultats sont éloquents. Malgré une pluviométrie record, aucun débordement n’a été constaté sur la place. Côté esthétique, la place retrouve son aspect cœur de village avec une fontaine et une monument mémoriel valorisé. La transformation a aussi généré des co-bénéfices. Outre les fleurs plantées le long de la fontaine, les platanes bicentenaires qui ornent la place, entre les voies de circulation et le centre, bénéficient d’une meilleure irrigation naturelle. Une bonne santé confirmée par les ingénieurs de l’Office national des forêts (ONF) !

Mise au point par VINCI Construction, l’offre Revilo ® repose sur un postulat simple : face au dérèglement climatique, il faut adapter les villes au réchauffement et multiplier les îlots de fraîcheur. « Les études montrent que le phénomène de dôme de chaleur n’englobe pas la ville de façon uniforme, souligne David Rybojad, chargé du développement de la solution Revilo®. C’est en réalité une succession de pics, qui dépendent de la morphologie urbaine : plus il y a de végétal, moins il y a de pics. » Fort de ce constat, de ses expérimentations sur le terrain et de travaux scientifiques, VINCI Construction développe donc cette offre fondée sur la Nature en Ville structurée autour de 4 piliers :
Revilo s’attache à une logique de preuves, alimentée par de multiples indicateurs et instruments qui mesurent les performances réalisées. Dans le centre de Nice par exemple, la place Goiran a été entièrement repensée par VINCI Construction : amélioration des circulations piétonnes, élargissement des espaces verts et gestion intégrée des eaux pluviales, avec des revêtements perméables connectés aux massifs de terre végétale. « Des sondes tensiométriques mesurent l’humidité des sols, développeDavid Rybojad. Des capteurs dendrométriques évaluent l’évapotranspiration et la croissance des arbres, pour déterminer leur état de santé. Une station météo évalue l’évolution microclimatique de cet aménagement. Tout ce travail d’instrumentation donne une valeur scientifique à nos travaux, avec des résultats très prometteurs qui montrent bien l’impact concret. »
Et de conclure : « Nous travaillons en synergie avec les autres entités du groupe, dont VINCI Immobilier, pour aborder la question de façon globale, contribuer à la re-fonctionnalisation des sols et au désembitumage, selon des principes partagés par nos différents experts. »