En plein de cœur de Clermont-Ferrand, les Fabriks de Mai végétalisent l'espace. Crédit photo : © DHA Auvergne
Publié le 17 avr 2026
Temps de lecture : 5 min
Projets
En plein de cœur de Clermont-Ferrand, les Fabriks de Mai végétalisent l'espace. Crédit photo : © DHA Auvergne
Publié le 17 avr 2026
Temps de lecture : 5 min
À proximité du centre de Clermont-Ferrand, une friche industrielle poursuit son renouveau. Le programme Les Fabriks de Mai de VINCI Immobilier fait sortir de terre 343 logements neufs sur cet ancien site de Michelin, transformé en îlot de fraîcheur grâce à la création de plusieurs espaces végétalisés. Découverte.
Les informations clés
C’est un terrain de 11 000 m2 qui incarne tout un pan de l’histoire de Clermont-Ferrand. Longtemps occupé par une usine Michelin, l’un des emblèmes de la ville, le site a ensuite abrité pendant plusieurs années les archives du quotidien régional La Montagne, un autre marqueur de l’identité clermontoise. Une vaste parcelle entièrement artificialisée à quelques minutes du centre-ville, à 250 mètres seulement d’un arrêt de tram et à proximité immédiate de multiples entreprises pourvoyeuses d’emplois.
« C’est un emplacement stratégique sur lequel la commune plaçait de très fortes ambitions, rappelle Jérôme Arnaud, directeur territorial de VINCI Immobilier. En plus d’une importante demande en logements, la ville devait se densifier pour conserver son statut de métropole européenne. Pendant plusieurs mois, nous avons donc mené conjointement un travail approfondi pour créer à la fois des logements et des espaces verts, un autre enjeu majeur pour Clermont-Ferrand. Autrement dit, c’est un laboratoire de la densification intelligente ! »

La solution portée par Les Fabriks de Mai repose sur la verticalité, avec la conception d’immeubles allant jusqu’à 13 étages. Ce programme de recyclage urbain comprend un total de trois bâtiments, entièrement dédiés aux logements. « Nous nous sommes montrés très attentifs aux ombres portées pour ne pas gêner les constructions déjà existantes, limiter les vis-à-vis et assurer le confort de chacun. En jouant sur la hauteur, nous limitons l’emprise au sol et désimperméabilisons plus de 2 800 m2 en cœur d’îlot. Les toits des immeubles seront aussi végétalisés, à hauteur de 2 500 m2, portant la végétalisation du site à 5000 m² sur un espace de 11000 m² auparavant 100% industrialisé. »
Le retour de la pleine terre sur le site permet aussi une infiltration naturelle des eaux pluviales, favorisant la régénération des sols. Une partie des eaux sera récupérée pour irriguer les espaces verts, même si les essences choisies sont adaptées au climat, avec des besoins en arrosage réduits. Sur les toits, de véritables jardins potagers voient progressivement le jour, avec des cultures d’herbes aromatiques, de fruits et de légumes en plein centre-ville.
« Pour faciliter l’appropriation de ces lieux par les habitants, VINCI Immobilier finance un programme d’assistance à la maîtrise d’usage (AMU) pendant deux ans, poursuit Jérôme Arnaud. Concrètement, une association est chargée de venir régulièrement expliquer aux habitants comment prendre soin de ces espaces. Sont proposés des ateliers de semis, plantations, paillage, compostage et de découverte des insectes et de création d’hôtel à insectes, cuisine ou encore utilisations des plantes du jardin. Au-delà de l’entretien, c’est aussi une manière de créer du lien, de faire se rencontrer les gens et d’apprendre à se connaître. »
Aux Fabriks de Mai, la végétalisation est aussi verticale. Comme la parcelle se situe en zone inondable, les bâtiments n’ont pas de sous-sol. Les 400 places de stationnement dédiées aux habitants se trouvent donc entre le rez-de-chaussée et le 4e étage des bâtiments. Pour camoufler ces parkings, des plantes grimpantes habillent les façades et recouvriront progressivement les places réservées aux voitures, apportant là encore la fraîcheur indispensable à l’adaptation au changement climatique. « Toutes les plantations participent à la réduction des îlots de chaleur, grâce à une disposition réfléchie des zones d’ombre et de fraîcheur. Par leur répartition au pied des bâtiments, le long des façades et en toitures, ces aménagements contribuent à l’amélioration du confort thermique et à la biodiversité en milieu urbain. Ces aménagements paysagers s’intègrent dès la conception, en réponse aux contraintes environnementales et qualitatives du quartier. »
Côté logement, l’une des forces réside dans la présence, dans chaque appartement, d’un espace extérieur privatif. « Chaque balcon est suffisamment vaste pour accueillir une table et 4 chaises et créer ainsi un vrai espace supplémentaire. » Les appartements, du T1 au T5, comptent 27 % de logements sociaux gérés par Auvergne Habitat. Le projet répond à la règlementation thermique RT2012, en vigueur au moment du dépôt du permis de construire. La totalité du programme est raccordé au réseau de chaleur urbain de Clermont-Ferrand Métropole, alimenté à 93 % d’énergie renouvelable (chaufferie bois) et tous les bâtiments sont labellisés NF Habitat HQE.

« Le projet répond pleinement à la politique d’urbanisme de la ville, en s’inscrivant dans une démarche cohérente avec les orientations locales en matière de densification maîtrisée, de valorisation des friches et de qualité environnementale. Il participe à la création d’un quartier plus durable, respectueux de son contexte urbain et social, tout en contribuant au renouveau du tissu existant. À travers une conception qui privilégie la mixité, l’intégration paysagère et la performance énergétique, il vise à promouvoir une ville plus compacte, plus verte et plus agréable à vivre pour tous. »
Un nouveau repère dans la ville, au cœur d’un quartier en pleine mutation, dynamique, proche des commerces et de lieux sportifs et culturels pour offrir aux habitants un cadre de vie riche et varié. À l’heure actuelle, deux des trois bâtiments du projet sont déjà livrés, pour un total de 282 logements. Les travaux de la dernière tranche, un bâtiment de 63 logements, commenceront au printemps, pour une livraison en mars 2028.